Couffo et la distribution des attestations du BAC 2025 : le manque d’informations et le calvaire des nouveaux bacheliers au CEG 1 Aplahoué
Depuis le lundi 08 septembre 2025, le retrait des attestations du baccalauréat a démarré au CEG1 Aplahoué, centre unique de distribution pour le département du Couffo. Mais entre files d’attente interminables, voyages épuisants et règles strictes, les nouveaux bacheliers vivent un véritable parcours du combattant.
Un retrait soumis à des conditions précises
Avant de se présenter au centre de retrait, les bacheliers doivent remplir certaines conditions : effectuer la demande en ligne, payer les frais fixés à 5.000 FCFA sur la plateforme www.services.bac.bj, puis patienter 24 heures après paiement avant de se rendre sur place. Au CEG1 Aplahoué, il faut présenter une photocopie du relevé de notes, une pièce d’identité valide et le bordereau de paiement.
Témoignages de fatigue et de déception
Ce jeudi 11 septembre, l’ambiance au CEG1 Aplahoué était loin d’être festive. Des dizaines de jeunes attendaient sous le soleil, certains venus de plusieurs kilomètres.
« Je viens de Klouékanmè. J’ai payé la quittance hier nuit et je suis venu ce matin. Mais on me dit qu’il faut attendre 24 heures avant de retirer. C’est très difficile, mais on n’a pas le choix », raconte un impétrant, déçu de devoir revenir.
Un autre, qui venait tout juste de recevoir son attestation après deux heures d’attente, confie :
« Je suis là depuis 9h. Le rang est long. Je souhaite beaucoup de courage à mes camarades qui viendront après moi. »
Une organisation critiquée
Les bacheliers qui ne respectent pas le délai des 24 heures sont systématiquement renvoyés, contraints de refaire le déplacement. Cette situation engendre frustration et découragement, surtout pour ceux résidant loin d’Aplahoué.
Voici la programmation de distribution et de retrait des attestations du BAC 2025 par la Direction Départementale de l’Enseignement Secondaire Technique et la Formation Professionnelle DDESTFP-COUFFO.
Quelle solution à l’ère du numérique ?
Alors que le paiement et la demande se font déjà en ligne, beaucoup s’interrogent : pourquoi ne pas aller plus loin dans la digitalisation ?
